Deux contrôles, deux rythmes
Avant chaque utilisation, l’utilisateur examine son harnais, sa longe et son coulisseau : coutures, sangles, boucles, mousquetons, date de fabrication. Il regarde aussi l’état apparent de la ligne : câble tendu, potelets droits, aucune pièce manquante.
Périodiquement, une personne qualifiée procède à une vérification approfondie. Pour les EPI antichute, elle doit dater de moins de douze mois au moment de l’usage (arrêté du 19 mars 1993). Pour l’installation fixe, la notice du fabricant fixe la périodicité, en général une fois par an.
Ce que contrôle le vérificateur
Fixation des potelets et platines, corrosion, déformation, état de l’étanchéité autour.
Tension, torons cassés, sertissages, indicateur de l’absorbeur, passage des coulisseaux.
Harnais, longes, antichutes : usure, marquage, date limite d’utilisation, traçabilité.
À l’issue, le vérificateur remet un rapport : conformité, anomalies, réparations à prévoir. Un équipement défectueux est retiré du service jusqu’à sa remise en état.
Le registre et le dossier
Le résultat des vérifications des EPI est consigné au registre de sécurité. Conservez avec lui le dossier remis à la pose et les rapports successifs : ce sont les premiers documents demandés par l’inspection du travail, ou par une entreprise extérieure avant de monter.
Une installation dont on ignore tout
Bâtiment acheté, prestataire disparu, dossier perdu : c’est fréquent. Un installateur peut alors réaliser un diagnostic de l’existant, identifier le fabricant et le système, et dire si l’installation peut être remise en service, complétée ou doit être remplacée. Les ordres de grandeur sont sur la page prix.
Faire vérifier mon installation